Jean-Luc raconte...

Publié le par Cap Odyssée le Blog

• Jean-Luc

il est 5 heures du matin, l’heure de mon quart, mon univers n’a pas changé, le lavabo est toujours là, pas le temps de m’ arrêter, j’ouvre le hublot : il fera beau aujourd’hui.
devant mon chocolat je pense à ma dernière nouvelle, mais de quoi vais-je bien pouvoir parler?

de la beauté des choses, de ces couchers de soleil, de ces aubes à l’insolente clarté, comme un jardin à jamais fleuri, un essain d’anges en vol pour l’éternité, la même qui s’observe devant un miroir… non, ce n’est pas mon truc (autant demander à steph de chanter les 45 couplets de “je suis fière d’être acadienne” ). je laisserai l’exercice à adrien, le poète du voyage, celui qui pense comme moi, que ce qui est beau s’élève avec l’aube, de l’orient…

de l’aventure que nous sommes en train de terminer, yves, avec un lyrisme certain l’a admirablement contée, ce ne sera donc pas sur ce thème que j’aborderai mon discours

des bateaux de commerce que nous avons croisés ce matin, rien de bien excitant

je n’ai décidément pas grand chose à dire, c’est pour cela que j’ai envie de remercier les personnes avec qui j’ai vécu depuis deux mois
je commencerai par steph, l’initiatrice du projet, steph au grand coeur, sourire définitivement gravé sur son visage, transcendée par une motivation supérieure à toutes les autres : l’envie de vivre ,tout simplement suffisante pour traverser un océan à la force des bras, merci pour m’avoir donné l’envie de croire que nous pouvions tous y arriver
flora, l’énigmatique, a vite laissé place à flora la “super nana”, pétrie de générosité comme du bon pastis landais
alex, toujours prête à quelques facéties méridionnales qui ont ensoleillé le carré des passagers du vent, merci pour ta bonne humeur communicative
fred, la seule personne de l’équipage qui sache parler aux méduses ainsi qu’au millier de petits animalcules qu’elle collecte plusieurs fois par jours. Quand il sont confortablement installés dans ce qui sera leur dernière  demeure (petits pots à bouchon rouge), elle leur parle avec tendresse tout en les aspergeant copieusement de formol. Mes amis, la science est en marche…merci pour ton dynamisme à toute épreuve.
lucie, dont les écrits ressemblent à une aquarelle, est la seule à pouvoir imiter son mentor et compagnon de quart, adrien,.”Pekable” me répond-elle maintenant quand je lui demande si tout va bien. sans toi l’aventure n’aurait pas eu la même saveur.
Adrien, à qui ce voyage n’aura pas permis d’apprendre à rouler correctement une cigarette. Mon cher didi, pourrais-tu svp, ne plus laisser traîner tes résidus de tabac sur ma planche à découper ainsi qu’en divers endroit de la cuisine. Pourquoi la cuisine, allez savoir ! merci pour ton exceptionnel dévouement, ta pensée est pure, garde la ainsi.
yves, le plus expérimenté d’entre nous, notre mac gyver génial, demandez-lui quel est l’outil indispensable que l’on doit avoir sur un bateau: un bout vous répondra-t-il, étonnant non? merci d’avoir mis ta grande expérience de la mer au service d’un rêve.

il se fait tard, la dernière rotation se termine, les corps sont fatigués, l ‘heure est venue de regagner ses quartiers de nuit, sans un regard pour mon lavabo, je me couche, mes vêtements sont toujours là, un peu moins éparpillés que d’habitude, morphée m’attend..

Publié dans Aout Actualité

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