Lucie raconte...

Publié le par Cap Odyssée le Blog

  • Lucie :
    Cette journée du 17 juillet nous a réservé encore beaucoup de surprises … plus ou moins réjouissantes. Lors de son dernier relais, Stéphanie rame dans un brouillard épais. Il fait froid et le vent de face l’oblige à venir s’abriter derrière le bateau. Mais la visibilité est vraiment réduite, et le nez de la planche vient cogner dans les structures métalliques installées à l’arrière du voilier. Le choc est assez conséquent et la planche de 15 pieds bien endommagée. Steph est désolée de cet accident, mais se rassure en pensant que son parrain du bord saura réparer l’avarie.

    À trois heures du matin, Alex se lève pour une nouvelle journée de rame non-stop, que vont se partager les trois filles. Le brouillard est tombé pour quelques minutes… Un répit qui permet à la jeune sportive de glisser sous un ciel parsemé de mille étoiles. Cette parenthèse de calme climatique ne dure pas. Durant le relais de Flora, le brouillard revient à la charge, accompagné d’un vent de trois-quart face très froid. Les filles ont du courage pour continuer à avancer sur cette eau plus que fraîche.Pour motiver la rameuse suivante, le réveil de Stpeh se fait en chanson : Vino Griego ! Et la remise officielle du foulard du festayre, pour célébrer comme il se doit l’ouverture des fêtes de la madeleine à Mont-de-Marsan. Stéphanie prend son relais, le foulard rouge autour du cou (les Montois diront que leur foulard est bleu.. mais on a choisi de rester dans la tradition de Pampelune !), fière de représenter sur l’Atlantique, les couleurs de son pays natal. La tenue festayre lui donne des forces pour affronter le vent froid qui lui souffle dans la figure.

    077-P1000229072-P1000220Dans la cabine, Mac Giver s’est mis au travail. colle, ponçage, perçage, chaque geste est étudié avec précision. Yves met à profit ses compétences de spécialiste du composite pour réparer les trous des planches de paddle board. Pour que la réparation soit efficace, chaleur et environnement sec sont de rigueur. Dehors, le taux d’humidité est à 100 %. Les planches s’invitent dans la cuisine pour plusieurs heures, le temps que le colmatage sèche.

    071-P1000221Dans l’après-midi, une drôle de surprise nous sort de nos occupations… Un avion à double moteur et double hélice nous survole à quelques mètres du mât. Ce sont les douanes canadiennes. Ils font plusieurs tours au-dessus de nos deux embarcations, sûrement surpris d’apercevoir devant le bateau, cette petite planche jaune filant sur les flots, avec la seule force des bras de sa navigatrice. À bord, c’est un peu l’euphorie, nous n’avions pas croisé de signes de terriens depuis dix jours… Puis l’avion disparaît petit à petit dans le ciel, laissant place à un magnifique coucher de soleil.

    Je continuerai bien à vous raconter nos aventures, mais à présent (il est quatre heures du matin), je dois aller régler les voiles avec mon chef de quart Adrien. Alex est sur l’eau, et le vent est capricieux. Difficile de bien garder le cap. Du coup, l’attention doit être appliquée pour toujours garder en vue notre rameuse courageuse.

    La suite demain…

Publié dans Juillet Actualité

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bibiche 21/07/2009 19:54

Steph, juste un petit mot pour te dire que je pense à toi très fort. Bon courage (je sais que tu es méga forte)c'est vraiment extraordinaire tout ce que tu fais, tout ce que vous faites !A bientôt. BISOUS.